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C'est le moment crépusculaire J'admire, assis sous un portail, Ce reste de jour dont s'éclaire La dernière heure de travail. |
Dans les terres de nuit baignées, Je contemple, ému, les haillons D'un vieillard qui jette à poignées La moisson future aux sillons. |
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Sa haute silhouette noire Domine les profonds labours, On sent à quel point il doit croire A la fuite utile des jours, |
Il marche dans la plaine immense, Va, vient, lance la graine au loin Rouvre sa main et recommence, Et je médite, obscur témoin, |
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Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
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Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur
qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant
vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout
vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Charles BAUDELAIRE (1821-1867)





j'ai remarqué que les plus belles aubes étaient en octobre ,je suis toujours émerveillée devant un tel spectable !!







Le cielNadeige BajzikLe ciel est
pareil à un vaste océanJonché d'îles flottantes que sont les nuages,Ou pareil au désert que tourmentent les vents,Infini et superbe, et fertile en mirages.A l'aurore naissante, silencieux et
serein,Il déploie lentement d'impalpables voilages,Comme ondulent les vagues sous la brise au matin,Ou les dunes mouvantes sous les souffles sauvages.A midi, au soleil, dans l'ardente lumière,Il
vibre, épanoui, frémissant, radieux,Comme fait l'horizon où scintille la mer,Ou l'eau, parmi les sables, qu'imaginent les yeux.Et le soir, embrasé de pourpre et de vermeil,Avec ses îles roses qui
vont à la dérive,Terres de rêve dans un océan de merveilles,Oasis dispersées dans un désert sans rives.A l'heure sacrée du jour où règne le silence,Parmi les rayons d'or éclabloussés de sang,Dans
la beauté sublime des rivages immenses,Se dessinent des paysages captivants.
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Coucher
de soleil sur la mare .











